EXPLICATIONS CONCERNANT LE SYSTEME D'INSTALLATION EIB / KNX

 

Introduction

 

Le système du bus d’installation EIB / KNX est destiné, d’une part, aux installations électriques modernes de l’habitat et des bâtiments à usage industriel ou tertiaire. Il répond, d’autre part, à la demande des planificateurs et des électriciens. Si, dans une installation traditionnelle, les conducteurs à courant fort provenant des disjoncteurs ou des relais de commutation alimentent les récepteurs (luminaires, moteur de ventilation ou commandes de stores) avec le bus d’installation,  il y a séparation entre le circuit d’énergie et celui qui véhicule les ordres de commande. La transmission des informations pour la commande des récepteurs se fait par un réseau séparé (le bus) sous forme de télégramme. 

 

 

Particularité du système

 

EIB / KNX est un système décentralisé, donc sans ordinateur central, avec transmission sérielle des données. Tous les appareils sont autonomes et commandés indépendamment des événements ; c’est-à-dire qu’un ordre n’est exécuté que lorsqu’on manipule, par exemple, un bouton-poussoir. Chaque participant accédant au bus par le procédé CSMA/CA normalisé, peut envoyer des télégrammes. Tous les participants sont reliés entre eux. Habituellement, on utilise pour le bus un câble U72 M (1 x 4 x 0,8). Les deux conducteurs du bus servent, d’une part, à la transmission des informations et, d’autre part, à l’alimentation des participants en faible tension 29 VDC (SELV). Le câble bus peux être posé parallèlement au câble de distribution 230 VAC et dans le même canal. L’étude d’un système se fait sur PC, avec l’aide du logiciel ETS (EIB Tool Software) et permet l’utilisation des appareils de tous les fabricants et fournisseurs, membres d’EIBA (European Installation Bus Association).  Actuellement, il y a environ 200 fabricants et fournisseurs avec le même protocole.

 

 

Participants

 

Le bus d’installation EIB / KNX est utilisé pour les saisies des données, des messages, des commandes et de la surveillance des fonctions techniques d’exploitation. On distingue deux sortes de participants : les capteurs et les actionneurs. 

 

 

 

Contrairement à une installation conventionnelle, le câblage avec le bus d’installation ne détermine pas la fonction d’une installation. 

 

 

Expériences 

 

Jusqu’à ce jour, plus de 100'000 installations ont été réalisées en Europe. La plus grande installation EIB / KNX exécutée en Suisse comprend environ 5'000 participants avec 19 lignes réparties en 15 zones. 

 

Les expériences faites sont très positives, mais nécessite beaucoup de discipline dans la planification. Un concept peut ainsi résoudre des tâches qui, jusqu’ici, étaient indépendantes, telles que : commandes d’éclairage et de volets à rouleaux, la gestion d’énergie, l’affichage d’état des alarmes. La planification et l’installation sont ainsi plus claires et la maintenance simplifiée. L’extrême souplesse d’adaptation aux fonctions durant le montage, mais plus spécialement encore en cas de changement ultérieur d’affectation, ne permet guère de quantifier des économies pendant la planification. Même sans évaluation de la souplesse de son confort, le système EIB / KNX rivalise avec les solutions conventionnelles plus coûteuses.

 

Il est déjà possible de visualiser une installation EIB / KNX, de procéder à une télémaintenance, de réaliser des régulations de chauffage - ventilation avec des réglages individuels, etc.

 

Le bus EIB / KNX devient omniprésent dans la technique des installations électriques. 

 

Les cahiers des charges pour les constructions à usages professionnels sont de plus en plus exigeants pour différents critères. Les objectifs sont, par exemple : un plus grand confort, une utilisation plus rationnelle de l’énergie ou encore, une meilleure surveillance et exploitation des installations techniques du bâtiment. En technique classique, les différentes parties de l’installation sont exécutées selon un système propre à chacun, comme des solutions isolées qu’il est difficile de relier entre elles. La planification est toujours plus complexe, les câbles plus nombreux et les frais élevés, lorsqu’on veut intégrer un système de ce genre dans celui d’une gestion d’un niveau supérieur. Cet état de choses, ainsi que le développement de la microélectronique ont conduit à la création du système EIB / KNX et à d’autres systèmes de bus. 

 

Le système EIB / KNX doit être considéré comme un « bus local » où tous les capteurs et actionneurs utilisés pour la régulation et la surveillance d’un local, communiquent sur une même superficie. Une donnée, digitale ou analogique, peut être utilisée à un endroit quelconque lorsqu’elle a été saisie par le bus. Voici deux exemples : 

 

 

Avec un nombre croissant d’appareils intégrés dans le système EIB / KNX tels que : vannes de réglage, thermostats, organe de sécurité, blocs logiques, détecteurs, commandes stores, éclairage, etc., le système devient plus avantageux qu’une installation classique. Cela oblige cependant de changer la façon de concevoir l’installation du bâtiment et demande une collaboration étroite, dès le départ du projet, entre le concepteur et le programmeur.

 

Coût des modifications et de l’entretien

 

En pleine croissance économique, beaucoup de bâtiments ont souvent mal été utilisés, ce qui représente de grosses charges avec une installation traditionnelle. Une étude appropriée, comme l’optimisation des actionneurs, c’est-à-dire leur disposition lorsqu’on utilise des émetteurs IR comme capteurs, permet, avec le système EIB / KNX, de n’avoir que très peu de frais d’installation en cas de changement d’affectation. Il suffit alors de reconfigurer quelques adresses de groupe. 

 

La rationalisation de l’entretien d’un bâtiment à usage tertiaire est très importante. Cela exige une meilleure surveillance des installations, une signalisation des perturbations et une centralisation de certaines fonctions. Jusqu’à maintenant, cela obligeait d’intégrer les installations techniques d’exploitation dans les sous-stations d’un système de gestion de bâtiment par un câblage parallèle. Avec EIB / KNX,  tous les points de données nécessaires peuvent être dirigés avec une interface sérielle sur un niveau supérieur. 

 

Topologie

 

La plus petite unité du bus EIB / KNX s’appelle la ligne, sur une longueur maximale de 1'000 mètres. Il est possible de raccorder 64 participants « acteurs ou actionneurs ». Ces différents éléments peuvent être câblés de multiples manières, c’est-à-dire en ligne, en étoile, en dérivation, etc. ; il n’y a pas de boucle ni de résistance finale à prévoir. Dans la pratique et pour laisser la réserve aux extensions futures, il est judicieux d’équiper la ligne hors du projet avec un nombre ne dépassant pas 55 participants raccordés (un élément raccordé au bus comportant une seule entrée ou 12 entrées, par exemple, compte comme un participant).

 

Lorsque la ligne atteint le nombre de participants maximum, il  est indispensable de prévoir l’installation d’une seconde ligne. Un coupleur de ligne permettant le dialogue entre deux lignes doit être prévu. Il est possible de répéter le nombre de lignes jusqu’à 12 et, ainsi, former une zone, soit environ 768 participants.

 

Une installation complexe peut compter jusqu’à 15 zones (11'520 participants) mais il n’y a pratiquement pas de limite, puisqu’il est encore possible d’installer des passerelles pour augmenter ce nombre. La vitesse de transmission du bus est de 9'600 Bits/seconde.

 

Chaque composant raccordé au bus comprend la mémoire ROM, qui contient le système d’exploitation installé par le fabriquant du microprocesseur. Lors du paramétrage, la fonction spécifique de l’application est chargée dans l’EEPROM et le microprocesseur écrit les données actuelles dans la RAM.

 

 

L'EIB / KNX : qu'est-ce que ça apporte ?

· Sécurité accrue
· Gestion économique de l'énergie dans l'exploitation du bâtiment
· Facilité d'adaptation de l'installation électrique aux besoins évolutifs de l'utilisateur
· Confort accru

Les arguments ci-dessus ne s'apprécient pas de la même manière, suivant qu'on est le créateur de l'installation ou son exploitant, suivant qu'on se situe dans un bâtiment fonctionnel ou résidentiel, avec ou sans accès handicapés ou suivant que la population à utiliser le bâtiment est jeune ou âgée…

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 


 

 

 

 

 

 

 

 

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